lundi, 01 février 2010

Le mal logement, de pire en pire...

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La Fondation Abbé Pierre publie aujourd’hui, lundi 1er février, son rapport annuel sur l’état du mal-logement en France. Les chiffres en ce début 2010 sont alarmants : 3,5 millions de personnes mal-logées, 6,6 millions dans une situation de “réelle fragilité” et près de 100 000 personnes sans domicile fixe. Selon la fondation, le phénomène de précarité et de pauvreté auquel nous assistons est sans précédent. Il est loin le voeux du candidat Sarkozy en 2007 d'une France de propriétaires!

Sous l’effet de la crise économique, la crise du logement s'aggrave au point que 80 % des Français estiment (selon Nexity2) qu’il est aujourd’hui difficile de trouver un logement. Ainsi les logements locatifs sont en forte baisse depuis 2 ans avec 500 000 offres en moins, et  les logements sociaux stagnent (450 000). Les difficultés à pouvoir présenter de sérieuses garanties afin d’obtenir un logement en location sont également de plus en plus responsables de l’état actuel de la situation. Les emplois sont précaires, la peur de perdre son travail ou son toit est de plus en plus présente.

En dépit de la gravité des constats du rapport, la Fondation Abbé Pierre nous propose deux leviers intéressants pour inverser la tendance. Tout d'abord la généralisation de la taxe sur les logements vacants afin de “détendre la demande locative”. Cette mesure, expérimentée dans huit départements, donnerait des résultats plutôt encourageants. Le nombre de logements restés vacants a baissé de 20 à 40% dans les “villes cobayes” contre 8,5% en France entière. La deuxième proposition du rapport fait état «d’imposer dans tout programme immobilier de plus de 10 logements un quota minimum de 30% de logements à loyers accessibles.» Sur cette dernière proposition, il faudra s'appuyer sur les collectivités locales de gauche qui seules ont une politique volontariste pour le logement à vocation sociale. Sinon cette proposition risque de ne rester qu'une belle intention...